C’est dans cet esprit qu’il redécouvre le verjus, jus acide issu de raisins récoltés avant maturité, largement utilisé au Moyen Âge avant de tomber dans l’oubli. L’idée le séduit immédiatement : un produit local, non alcoolisé, polyvalent, en phase avec les attentes actuelles. Boisson, ingrédient culinaire, outil de mixologie… le verjus coche de nombreuses cases.
Mais une intuition ne devient projet que si elle est partagée. La réalisation n’aurait pas été possible sans le savoir-faire du chai Rhonéa et l’accompagnement technique de Thierry Sansot, Directeur Vigne et Vin. Ensemble, ils traduisent l’idée en produit concret : choix des raisins, maîtrise de l’acidité, premiers essais au chai. Une illustration très concrète de l’ADN coopératif, où l’innovation naît de la rencontre entre initiative individuelle et intelligence collective. “On n’a rien changé à nos plantations, pas acheté de matériel, pas inventé de nouvelles techniques. Le risque est faible, mais symboliquement, c’est fort. On prouve qu’on peut innover à partir de ce qu’on a déjà.”